
Marché Actions
Les indices ont poursuivi en mai leur rebond initié en avril (MSCI Europe NR +3.2%, MSCI USA NR +5.2%). Rien ne semble contrarier à ce stade la hausse des marchés actions. Rassurés par le regain d’optimisme concernant l’issue du conflit au Moyen-Orient, les investisseurs ont salué les bons résultats des entreprises en pleine période de publications trimestrielles, en particulier aux États-Unis où de nouveaux records historiques ont été atteints. Pourtant, le contexte macroéconomique continue de susciter de nombreuses interrogations sinon de l’inquiétude. Le manque de visibilité géopolitique et le maintien depuis fin février des prix de l’énergie à un niveau élevé menace le cycle de croissance, alors même que les banques centrales s’apprêtent à relever les taux directeurs, et ce dans un contexte où les valorisations s’élèvent au-delà des standards historiques.
Marché Convertibles et Crédit
Les marchés actions mondiaux ont terminé le mois de juin avec prudence, marqués par une forte rotation hors des mégacapitalisations technologiques. Au cours du mois, le S&P 500 a reculé de 1,1 %, le MSCI World Index a cédé 0,2 % et les valeurs des « Magnificent 7 » ont enregistré leur plus mauvaise performance relative par rapport au S&P 500 depuis 2022.
L’événement marquant du mois a été l’introduction en bourse record de SpaceX, dont le titre a progressé de 27 % sur son premier mois de cotation.
La Réserve fédérale américaine, sous la présidence de son nouveau président Kevin Warsh, a adopté un ton restrictif lors de sa première réunion en maintenant ses taux inchangés. Les indications prospectives ont toutefois été retirées et le « dot plot » prévoit désormais des hausses de taux en 2026. Cette évolution a soutenu le dollar américain et entraîné un aplatissement de la courbe des taux des obligations du Trésor américain.
Les marchés du crédit sont restés résilients malgré ce changement de ton de la banque centrale. Le segment du haut rendement mondial a enregistré une performance de +0,5 %, tandis que la dette mondiale Investment Grade a progressé de +0,3 % (en euros), soutenue par des spreads toujours particulièrement resserrés.
L’accord de paix intérimaire conclu entre les États-Unis et l’Iran a ramené les cours du pétrole à leurs niveaux d’avant-conflit, pesant sur le secteur de l’énergie. À l’inverse, les secteurs industriels, de la santé et des services financiers ont surperformé.
Fonds Chahine :
Chahine Equity Europe Acc présente sur le mois de juin une performance de +2.1%, contre +3.0% pour le MSCI Europe NR. Depuis le début de l’année, le fonds affiche +18.5%, contre +10.7% pour son indice de référence.
Suite à l’entrée des actions européennes en période contracyclique, le mode de construction actuellement appliqué au portefeuille aura permis de préserver environ 3% de performance rien que sur le mois de juin. La nouvelle construction de portefeuille a en effet protégé le portefeuille de la forte sous-performance des petites et moyennes valeurs sur la période. Les bonnes performances des titres des secteurs de la santé (argenX), de la consommation discrétionnaire (Salvatore Ferragamo, Ferrari, Pandora) et de la finance (NatWest, Assicurazioni Generali, BPER) auront contribué positivement en termes relatifs, contrairement aux secteurs des télécoms et de l’industrie.
L’allocation du fonds devrait maintenant se stabiliser, après la bascule en régime contracyclique opérée début mai. Chahine Equity Europe est surpondéré dans la consommation discrétionnaire et les télécoms. Le fonds est principalement sous-pondéré dans l’industrie et les biens de consommation de base. Le Royaume-Uni demeure la première exposition pays à 18.9%, devant l’Italie à 12.1% (première surpondération pays). L’Allemagne et la Suisse sont maintenant les pays les plus sous-pondérés.
Chahine Equity Continental Europe Acc termine le mois de juin à +2.1%, devant le MSCI Europe ex UK NR à +3.5%. Depuis le début de l’année, le fonds affiche +17.3%, devant son indice de référence à +11.2%.
Suite à l’entrée des actions européennes en période contracyclique, le mode de construction actuellement appliqué au portefeuille aura permis de préserver plus de 3% de performance rien que sur le mois de juin. La nouvelle construction de portefeuille a en effet protégé le portefeuille de la forte sous-performance des petites et moyennes valeurs sur la période. Les bonnes performances des titres des secteurs de la santé (argenX, Merck), de la consommation discrétionnaire (Pandora, Ferrari) et de la finance (Banca Generali, Assicurazioni Generali, BPER) auront contribué positivement en termes relatifs, contrairement aux secteurs de l’industrie, de la technologie et des télécoms.
Suite à la bascule en régime contracyclique début mai, l’allocation du fonds devrait maintenant se stabiliser. Chahine Equity Continental Europe est maintenant principalement surpondéré dans la consommation discrétionnaire, et sous-pondéré dans l’industrie. La France devient le premier pays du fonds à 14.9%, devant la Suisse à 14.6% et l’Italie à 12.3%. L’Italie est le pays le plus surpondéré, et l’Allemagne le plus sous-pondéré.
Chahine Equity Eurozone Acc affiche une performance +3.8% au mois de juin, contre +4.2% pour le MSCI EMU NR. Depuis le début de l’année, le fonds est à +20.6%, devant son indice de référence à +12.5%.
En juin, le fonds a pu compter sur son bon positionnement sectoriel, surpondérant la finance et sous-pondérant l’énergie et les matières premières. Toutefois, la surpondération des petites et moyenne capitalisations boursières – fortement atténuée par la bascule du fonds en régime contracyclique le mois dernier – a été détracteur de performance, et a conduit à terminer le mois en légère sous-performance. La poursuite du passage en mode contracyclique a influencé l’allocation du fonds ce mois-ci., diminuant la technologie et les services aux collectivités, et renforçant principalement les positions sur le secteur financier.
Le secteur de la finance devient la principale surpondération du fonds, devant l’immobilier et la consommation discrétionnaire. Le fonds reste sous-pondéré dans les secteurs de la consommation de base, de l’industrie, des services collectifs, de l’énergie et des matériaux. L’Italie demeure la première pondération du fonds à 24.6%, suivie de la France à 21.5% et les Pays-Bas à 13.2%. L'Italie est le pays le plus surpondéré, et l’Allemagne le plus sous-pondéré.
Chahine Equity Europe Smaller Companies Acc termine le mois de juin à -1.2%, contre -3.0% pour le MSCI Europe Small Cap NR. Depuis le début de l’année, le fonds affiche une performance de +15.1%, devant son indice de référence à +5.4%.
Le fonds a pu compter en juin sur son bon positionnement, surpondérant le secteur de la finance et sous-pondérant les matières premières. De plus, la bonne sélection de titres a aussi contribué positivement, en particulier sur les secteurs de la finance (Banca Generali, BAWAG Group, etc.), et de l’industrie (Tesmec, Keller Group, Nordex, etc.). Le fonds est depuis mai en régime « contracyclique », rendant son positionnement plus stable ; il reste nettement surpondéré sur la finance, et dans une moindre mesure sur la technologie, et sous-pondéré sur la santé et l’immobilier.
Le Royaume-Uni reste la principale exposition du portefeuille à 31.1%, devant la Suède à 16.8%, et la Suisse à 8.4%. La Suède est le pays le plus surpondéré, et l’Espagne le plus sous-pondéré.
Chahine Equity US Acc USD a terminé à +8.5% en juin, contre -0.9% pour le MSCI USA NR et +5.3% pour le MSCI USA Small Cap NR. Depuis le début de l’année, le fonds est largement devant son indice de référence, avec une performance de +56.1% contre +9.9%.
Aux États-Unis c’est encore le secteur de la technologie, tiré par les valeurs liées à l’IA, qui a animé les marchés durant ce mois de juin, en particulier parmi les plus petites capitalisations boursières. Le fonds a donc naturellement bénéficié de sa surpondération sur ce secteur, mais également de ses surpondérations des secteurs de la finance et de l’industrie, et de sa sous-pondération dans le secteur des services de communications.
Le rebalancement effectué en juin a été assez diversifié. Il a renforcé les secteurs de l’industrie, de la finance et de la technologie, et réduit celui de santé.
Le fonds conserve une forte surpondération dans la technologie et la finance, ainsi que dans l’industrie. Les secteurs les plus sous-pondérés restent les médias, et les biens de consommation discrétionnaire et de base, ainsi que la santé.
Fonds Dynasty :
Dynasty Global Convertibles Fund
Le rallye des obligations convertibles mondiales a marqué le pas, l’indice Refinitiv Global affichant une performance de -1,12 % sur le mois, les investisseurs ayant revu à la baisse leurs anticipations concernant l’intelligence artificielle et intégré l’hypothèse de taux durablement élevés. Les performances ont fortement divergé selon les régions. Les zones les plus exposées à la thématique de l’intelligence artificielle, telles que les États-Unis et l’Asie hors Japon, ont sous-performé, tandis que l’Europe et le Japon ont affiché de meilleures performances. Les obligations convertibles demeurent néanmoins, depuis le début de l’année, la classe d’actifs la plus performante devant les actions mondiales et les obligations d’entreprise.
L’événement majeur du mois a été l’activité du marché primaire. Les émissions mondiales ont atteint un niveau record de 45 milliards de dollars, largement supérieur au précédent record mensuel de 30,6 milliards de dollars, principalement porté par les États-Unis. Alphabet a réalisé la plus importante émission obligataire convertible obligatoire de l’histoire, avec une opération de 19,3 milliards de dollars destinée à financer ses ambitions dans l’intelligence artificielle. D’autres opérations significatives ont été réalisées par Super Micro, Ciena, Lenovo et Robinhood. L’Europe a également connu son mois le plus actif de l’année, avec 5,3 milliards de dollars de nouvelles émissions, menées notamment par STMicroelectronics, Schneider Electric et Vonovia. Depuis le début de l’année, le volume total des émissions atteint 138 milliards de dollars et est en bonne voie pour dépasser le record annuel de 200 milliards de dollars.
La part B (EUR) du Dynasty Global Convertibles Fund a enregistré une performance de -1,77 % en juin. Cette contre-performance s’explique principalement par notre exposition aux secteurs des matériaux et de la défense, qui ont particulièrement souffert du mouvement de réévaluation observé en fin de mois. Cet impact a été partiellement compensé par nos investissements dans les secteurs de la mémoire et des semi-conducteurs. Au cours du mois, nous avons initié une position sur Palo Alto Networks, renforçant ainsi notre exposition à la thématique de la cybersécurité au travers d’un modèle économique reposant sur des revenus récurrents et résilients. Nous avons également initié une position sur AST SpaceMobile, le succès de l’introduction en bourse de SpaceX ayant conduit à une revalorisation de l’ensemble de l’écosystème des communications satellitaires.
Enfin, nous avons renforcé notre exposition à JX Advanced Materials, nous permettant d’accroître notre participation à la chaîne d’approvisionnement en matériaux destinés aux semi-conducteurs tout en renforçant notre diversification au Japon, l’une des régions les plus performantes du marché des obligations convertibles depuis le début de l’année. Du côté des ventes, nous avons pris partiellement nos bénéfices sur Western Digital à la suite de l’excellente performance du titre sous-jacent, ainsi que sur Schneider Electric, réduisant notre position alors que la société revenait sur le marché primaire avec une nouvelle émission obligataire convertible de 850 millions d’euros.
À la fin du mois, la sensibilité actions du fonds s’établissait à 39,3 %, la sensibilité moyenne aux taux à 1,12 et la notation moyenne du portefeuille à BBB, reflétant un profil équilibré combinant participation au potentiel de hausse des marchés actions et protection contre les risques baissiers, deux caractéristiques qui demeurent au cœur de notre philosophie d’investissement.