
Les mois se succèdent et ne ressemblent pas toujours. Après un mois de mars douloureux pour les investisseurs en actions, le mois d'avril est venu leur redonner le sourire (MSCI Europe NR +5.2%, MSCI USA NR +10.5%).
Un fragile cessez-le-feu dans le conflit au Moyen-Orient et de bonnes publications trimestrielles auront suffi à calmer les craintes, au moins temporairement.
Même si le soulagement domine, l’incertitude reste cependant proche de son zénith. L’Europe, dont la vulnérabilité à la hausse des prix de l’énergie est patente, est sous la menace d’un environnement cyclique moins porteur. C’est ce que révèle notre modélisation du cycle qui signale une bascule vers un environnement contracyclique pour la première fois depuis mars 2023. Aux États-Unis, le cycle reste porteur, mais les valorisations apparaissent élevées comparées aux standards historiques, d’autant plus que les taux longs se maintiennent à un haut niveau.
Dans un tel contexte, il ne serait pas étonnant de voir les indices initier une phase moins directionnelle lors des prochains mois.
Fin avril, notre indicateur de momentum économique nous a signalé l’entrée du marché actions européen dans une phase contracyclique, qui sera probablement moins favorable aux actifs les plus cycliques, et notamment les plus petites valeurs. Nos portefeuilles actions européennes ont donc laissé leur logique d’équipondération associée aux régimes procycliques, pour basculer sur une construction de portefeuille ciblant la minimisation de tracking error. Cette bascule sur une construction de portefeuille plus défensive en termes de risque relatif est déjà partiellement visible sur les allocations de fin avril des fonds concernés, mais elle sera vraiment complète courant mai.
Avril s'est révélé être un mois historique pour les actifs risqués mondiaux. Le cessez-le-feu iranien, conclu dès la première semaine du mois, a agi comme un puissant catalyseur, déclenchant des rachats massifs de positions courtes et un rebond généralisé des marchés actions. Le S&P 500 a bondi de +10,4 % et le MSCI World de +8,63 %. Le fait marquant du mois reste la série de 18 séances consécutives de hausse enregistrée par le Philadelphia Semiconductor Index, qui a terminé le mois en progression de +38,4 %. Les secteurs technologiques et des services de communication ont été les grandes vedettes, portés par des résultats exceptionnels tirés par l'IA chez Intel, Alphabet et Amazon. Les données d'inflation ont apporté un soutien supplémentaire, avec des publications de l'IPC et de l'IPP de mars inférieures aux attentes, tandis que le PIB du premier trimestre est ressorti à +2,0 %, soutenu par un solide investissement des entreprises et une consommation des ménages robuste. La Fed a maintenu ses taux inchangés ; la courbe des taux américains est restée globalement stable, avec des rendements légèrement plus élevés sur le segment 2–5 ans. Le pétrole est demeuré élevé, aux alentours de 100 $/baril, mais sa corrélation avec les marchés actions s'est nettement dissociée, faisant du secteur énergétique le seul segment en recul sur le mois. Le crédit a bien performé, avec un rendement de +0,71 % pour le Global IG et de +2,06 % pour le Global HY en EUR.
Les obligations convertibles mondiales viennent d'enregistrer l'un de leurs mois les plus solides de l'histoire, portées principalement par les marchés asiatiques et américains.
Les principaux contributeurs individuels ont été des valeurs liées à l'IA, notamment SK Hynix, Western Digital et Lumentum. Les nouvelles émissions de convertibles ont totalisé 11,6 Mds$ sur le mois, un volume saisonnièrement modeste mais néanmoins solide, dominé par l'opération phare de CoreWeave à 4 Mds.
L’offre mondiale cumulée depuis le début de l’année s’élève ainsi à 65,4 milliards, soit près de 2,5 fois le rythme de l'an dernier, et sur une trajectoire annualisée proche d'un record à près de 200 Mds$.
Le rebond des actions cycliques au mois d’avril a porté le fonds, notamment grâce aux valeurs des secteurs de la technologie (2CRSI, AT&S) et de l’industrie (Huber + Suhner, HOCHTIEF). La forte exposition aux petites et moyennes valeurs a aussi contribué positivement. En fin de mois, notre indicateur de momentum économique nous signale l’entrée dans une phase contracyclique, qui sera probablement moins favorable aux actifs les plus cycliques, et notamment les plus petites valeurs. Nous anticipons une tracking error du fonds entre 2% et 3% et une nette réduction de l’exposition aux petites et moyennes valeurs.
Les rebalancements classiques effectués en avril ont notamment sélectionné de l’énergie et vendu de la finance. Mais la bascule contracyclique de fin de mois a commencé à prendre le dessus et est déjà visible sur les positions de fin de mois.
Chahine Equity Europe est surpondéré dans la technologie et la consommation discrétionnaire. Le fonds reste principalement sous-pondéré dans la santé et les biens de consommation de base.
Le Royaume-Uni demeure la première exposition pays à 20.4%, devant l’Allemagne à 11.2% et l’Italie à 10.1% (première surpondération pays). La France et la Suisse sont les pays les plus sous-pondérés.
Le rebond des actions cycliques au mois d’avril a porté le fonds, notamment grâce aux valeurs des secteurs de l’industrie (Huber + Suhner, Cenergy) et de la technologie (AT&S, STMicroelectronics, Elmos Semiconductor). La forte exposition aux petites et moyennes valeurs a aussi contribué positivement. En fin de mois, notre indicateur de momentum économique nous signale l’entrée dans une phase contracyclique, qui sera probablement moins favorable aux actifs les plus cycliques, et notamment les plus petites valeurs. Nous anticipons une tracking error du fonds entre 2% et 3% et une nette réduction de l’exposition aux petites et moyennes valeurs.
Les rebalancements classiques effectués en avril ont notamment sélectionné de l’énergie et vendu de la finance et de la consommation discrétionnaire. Mais la bascule contracyclique de fin de mois a commencé à prendre le dessus et est déjà visible sur l’allocation de fin de mois.
Chahine Equity Continental Europe est surpondéré dans l’énergie et la consommation discrétionnaire. Le fonds reste nettement sous-pondéré dans la santé et les biens de consommation de base.
L’Allemagne demeure le premier pays du fonds à 14.9%, devant la France à 11.3% et la Suisse à 10.9%. L’Autriche est le pays le plus surpondéré, et la France et la Suisse les plus sous-pondérés.
En avril, le fonds a pu compter sur son bon positionnement sectoriel, surpondérant la technologie et la finance, et sous-pondérant l’énergie. A cela s’ajoute la bonne sélection de titres, en particulier sur le secteur de la technologie (AT&S, Nokia, etc.).
Les rebalancements effectués en avril ont principalement renforcé les positions dans la technologie, et diminué celles dans la finance, en particulier les banques. La bascule en régime contracyclique est initiée mais pas encore visible sur les allocations du fonds.
Le secteur de la technologie devient la principale surpondération du fonds, devant la finance et l’immobilier. Le fonds reste sous-pondéré dans les secteurs des biens de consommation de base, de l’industrie, de l’énergie et des matières premières.
L’Italie demeure la première pondération du fonds à 17.2%, suivie de l’Espagne à 15.8% et de l’Allemagne à 14.5%. L'Italie est le pays le plus surpondéré, et l’Allemagne le second plus sous-pondéré.
Le fonds a pu compter en avril sur sa surpondération du secteur de la technologie, et sa bonne sélection de titres sur les secteurs de l’industrie (Huber + Suhner, Cenergy Holdings, Azelis Group, etc.) et des matières premières (Salzgitter, Aurubis, etc.).
En avril, les rebalancements usuels ont augmenté les positions dans l’énergie et la finance, et diminué les positions sur la consommation discrétionnaire. Toutefois, la bascule en régime contracyclique de fin de mois, bien qu’incomplète, a déjà un impact plus important, en renforçant la finance au détriment de la technologie et des matières premières.
Le portefeuille est désormais principalement surpondéré dans la finance et la technologie, et sous-pondéré dans la santé et l’immobilier.
Le Royaume-Uni (pays le plus sous-pondéré) reste la principale exposition du portefeuille à 23.8%, devant la Suède à 12.2%, et la Suisse à 11.0%.
Aux États-Unis encore plus qu’en Europe, le secteur de la technologie a donné le ton ce mois d’avril. Le secteur affiche une performance de +17.4% ce mois-ci. Le fonds a donc naturellement bénéficié de sa surpondération sur ce secteur. Mais il a également pu compter sur une excellente sélection de titres de la technologie, notamment dans le hardware et les semi-conducteurs. D’autres secteurs ont également, dans une moindre mesure, participé à la surperformance du fonds ce mois-ci : la finance, de la santé et de l’industrie.
Le rebalancement effectué en avril a été assez diversifié. Il a renforcé les secteurs de la technologie, de l’immobilier et des services aux collectivités, et réduit ceux de la consommation discrétionnaire et de la santé.
Le fonds conserve une forte surpondération dans la technologie et la finance, ainsi que dans l’industrie. Les secteurs les plus sous-pondérés restent les médias, et les biens de consommation de base.