
Le mois de décembre est venu prolonger les tendances observées durant l’année 2025. Les indices européens ont grimpé de +2.7% (MSCI Europe NR +19.4% en 2025) alors que les indices américains ont été stables. La surperformance boursière de l’Europe vs. les États-Unis en 2025 s’élève à +14.0% (en Euros), un record depuis 2006.
En Europe, les deux meilleurs secteurs du mois sont également les deux meilleurs secteurs de l’année. Le secteur banque s’est apprécié de +7.9% en décembre et affiche une performance +74.6% (dividendes réinvestis) en 2025. Le secteur des produits de base (principalement minières et métaux) a quant à lui grimpé de +10.3% en décembre (+32.1% en 2025).
L’année 2025, encore très favorable au facteur Momentum, peut être scindée en deux phases distinctes. Le premier semestre s’est avéré en Europe particulièrement favorable aux secteurs « domestiques » et Value, dans un contexte de forte hausse de l’euro, ainsi qu’au secteur de l’industrie soutenu par les plans d’investissement annoncés dans le domaine de la défense et de l’indépendance énergétique. Le second semestre a révélé un Momentum plus diversifié, en même temps qu’une stabilisation de l’euro contre dollar. Les banques ont continué à bien se comporter (seul secteur européen à avoir surperformé l’indice général durant les deux semestres de 2025) et partage le palmarès du semestre avec des thématiques exportatrices et/ou défensives qui avaient été délaissées au premier semestre.
Notre indicateur de Momentum économique qui signale en Europe un environnement d’expansion depuis près de 3 ans commence dans ce contexte à montrer des signes d’essoufflement. Il ne serait pas étonnant dans les prochains mois d’observer une bascule vers un environnement de contraction à moins que la BCE surprenne en baissant les taux alors que la Fed américaine agit.
L’année 2025 s'achève sur une dynamique exceptionnelle pour les marchés du crédit, marquée par une performance solide des indices Bloomberg GlobalAgg EUR et Global High Yield EUR, qui réalisent une performance de respectivement -0,4 % et 0,6 % sur le mois de décembre, portant leurs gains annuels à 2,7% et 7,8%. Cette trajectoire a été favorisée par une détente historique de la volatilité sur les bons du Trésor américain, l’indice MOVE de Bank of America ayant atteint son plus bas niveau en décembre, s'alignant ainsi sur le resserrement des spreads entre le High Yield et l'Investment Grade. Ce climat de confiance est largement soutenu par la perception que la gestion de la dette publique est devenue, dans les faits, le troisième mandat de la Réserve fédérale aux côtés de l'inflation et de l'emploi, alimentant l’engouement pour les actifs risqués.
En effet, l’indice FTSE Global Convertible EUR affiche une hausse de 20,63 %, surpassant ainsi la performance déjà robuste de 16,73 % enregistrée par le MSCI World. En plus d’une très bonne performance, le marché des obligations convertibles a connu une activité proche du sommet historique de 2001 avec 166 milliards de dollars d’émissions, un volume, porté majoritairement par les États-Unis et l’Asie. Ce renouveau est fortement dicté par le cycle d’investissement massif dans l’intelligence artificielle, qui représente 70 % des émissions américaines. Cette thématique intervient désormais dans l’ensemble de l'économie, du secteur des services publics pour répondre aux besoins énergétiques des serveurs jusqu’à l'infrastructure de stockage et la conception de mémoire vive. En définitive, cette abondance de papier neuf a été parfaitement absorbée par le marché tout au long de l’année.
L’année 2025 aura été dominée par le thème de la souveraineté, notamment en termes de défense (Rheinmetall, Kongsberg), et par celui de la revalorisation des actifs décotés, particulièrement fort sur les banques (BPER, Banca Mediolanum). Le rally sur les métaux (Fresnillo, Pan African Resources) s’est prolongé en décembre au point que le secteur est finalement celui qui aura le plus contribué à la surperformance sur 2025. La sous-pondération des secteurs défensifs de la santé et des biens de consommation de base a aussi contribué positivement en termes relatif. À l’inverse, la technologie et les voyages/loisirs auront pénalisé le fonds, notamment sur la fin d’année. Les rebalancements effectués en décembre ont principalement renforcé les positions dans les matériaux, et réduit celles dans la finance. Digital Stars Europe est nettement surpondéré dans la finance, ainsi que dans les matériaux. Le fonds reste principalement sous-pondéré dans la santé et les biens de consommation de base. Le Royaume-Uni demeure la première exposition pays à 20.7%, devant l’Italie à 13.6% (première surpondération pays) et l’Allemagne à 11.7%. La France tombe à 5.9% et représente la première sous-pondération pays.
L’année 2025 aura été dominée par le thème de la souveraineté, notamment en termes de défense (Rheinmetall, Kongsberg), et par celui de la revalorisation des actifs décotés, particulièrement fort sur les banques (BPER, Société Générale, BPM). Le secteur des matériaux a continué de se distinguer en décembre, particulièrement dans la chimie (Alzchem). La sous-pondération des secteurs défensifs de la santé et des biens de consommation de base a aussi contribué positivement en termes relatif. À l’inverse, la technologie et l’immobilier auront pénalisé le fonds, notamment sur la fin d’année. Les rebalancements effectués en décembre ont principalement renforcé les positions dans les matériaux (métaux) et les services collectifs, et réduit celles dans le secteur de l’industrie. Digital Stars Continental Europe est principalement surpondéré dans la finance. Le fonds reste sous-pondéré dans les biens de consommation de base et la santé. L’Allemagne demeure le premier pays du fonds à 14.4%, devant l’Italie à 13.6% (pays le plus surpondéré) et la Suisse à 12.5%. La France baisse à 9.5% et reste le pays le plus sous-pondéré.
Sur le mois de décembre le fonds a bénéficié d’un bon positionnement, tant sectoriel que géographique. Il a notamment profité de sa surpondération sur les énergies renouvelables (Solaria Energia y Medio Ambiante), les banques et la technologie (matériel informatique). Ce mois clôture une année de forte surperformance, porté par des thématiques liées à la souveraineté (défense, production d’électricité…), et à la revalorisation des actifs décotés comme le secteur financier dans son ensemble. Les rebalancements effectués en décembre ont été diversifiés, renforçant notamment les positions dans les secteurs de la finance et de la santé. Parmi les sortants, on trouve essentiellement des valeurs du secteur de la consommation discrétionnaire. Le secteur de la finance devient la principale surpondération du fonds, juste devant l’immobilier et la consommation discrétionnaire. Le fonds reste sous-pondéré dans les secteurs des biens de consommation de base, de la santé, de l’énergie et de l’industrie. L’Italie demeure la première pondération du fonds à 22.3%, suivie de la France à 15.0% et de l’Allemagne à 14.0%. L'Italie est le pays le plus surpondéré, et l’Allemagne la seconde plus sous-pondéré après la France.
En décembre, la surexposition des secteurs de la finance et des matières premières, ainsi que la sous-pondération du secteur de l’immobilier ont permis au fonds de terminer l’année avec une forte surperformance. Le bon effet sélection a également participé à ce rally de fin d’année. L’année 2025 aura été marquée par le thème de la souveraineté, notamment en termes de défense (Exail Technologie, HENSOLDT), et par celui de la revalorisation des actifs décotés, particulièrement puissant sur les banques (BPER Banca, BAWAG, Unicaja Banco). Le rally sur les métaux (Fresnillo, Pan African Resources) en fin d’année en aura fait un des secteurs contribuant le plus à la performance du fonds. Les rebalancements effectués en décembre ont été diversifiés, augmentant principalement les positions dans les secteurs des matières premières et de la finance. Parmi les sortants, on trouve essentiellement des valeurs de l’industrie, de la consommation discrétionnaire et de l’énergie. Le portefeuille est principalement surpondéré dans la finance, les matières premières et la technologie, et sous-pondéré dans l’immobilier, la santé et l’industrie. Le Royaume-Uni (pays le plus sous-pondéré) reste la principale exposition du portefeuille à 20.0%, devant l’Allemagne à 10.5%, et la Suisse à 9.8%.
Le fonds a bénéficié de sa surpondération sur le secteur financier ce mois de décembre, ainsi que d’une bonne sélection de titre, en particulier dans le secteur de la technologie qui a profité d’investissements massifs sur l’IA tout au long de l’année. Le fonds, bien que sous-pondéré sur le secteur, a pu bénéficier de l’excellente performance de quelques titres (Western Digital, Lam Research, KLA). Par ailleurs, sur l’année, la surexposition aux petites et moyennes capitalisations boursières, ainsi qu’aux titres du secteur financier a impacté négativement le fonds, qui termine entre le MSCI USA et le MSCI USA Small Cap. Le rebalancement effectué en décembre a été assez diversifié, avec l’intégration de titres des secteurs de la finance, de la santé et de la consommation discrétionnaire. Côté sortants on retrouve surtout des valeurs de l’industrie. Le fonds conserve une forte surpondération dans la finance, ainsi que dans l’industrie et la santé. Les secteurs les plus sous-pondérés restent les médias, la consommation discrétionnaire et les biens de consommation de base.