
Les indices actions en novembre ont modestement grimpé en Europe et se sont avérés stables aux États-Unis (MSCI Europe NR +0.9%, MSCI USA NR +0.0%).
Ces faibles variations mensuelles ne s’avèrent qu’un trompe-l’œil dans un contexte volatil et peu visible (absence de nombreuses statistiques US suite au « shutdown »), alors qu’approche la dernière réunion monétaire de l’année de la Fed. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas observé une telle incertitude sur la politique monétaire, et la Fed en porte une large responsabilité. Rappelons que M. Powell au printemps dernier avait mis en avant le risque inflationniste pour justifier un statu quo monétaire, balayé 3 mois après avec les 2 baisses de taux annoncées respectivement en septembre et octobre. La poursuite de ce cycle accommodant, pleinement anticipée en octobre, a été remise en cause durant la première quinzaine de novembre, avec une probabilité de baisse de taux par la Fed lors de la réunion du 10 décembre dégringolant à seulement 30%. Probabilité qui en fin de mois convergeait à nouveau vers 100%... comme en octobre. Si ce scénario venait à être confirmé, l’attention des investisseurs pourrait prochainement se tourner vers la BCE, qui pourrait surprendre en initiant un nouveau cycle de baisse de taux afin de contrer le risque d’une trop forte appréciation de l’euro contre le dollar.
Le mois de novembre a été marqué par un bilan contrasté. La fin du shutdown américain mi-novembre a évité un krach immédiat, mais l’absence prolongée de statistiques macroéconomiques a entretenu une forte incertitude sur l’état réel de l’économie et sur le rythme de la croissance à venir aux Etats-Unis. Les résultats positifs d’entreprises investissant massivement dans l’IA n’ont pas estompé les doutes croissants sur la valorisation élevée du secteur et sur le délai nécessaire avant que les investissements massifs des géants technologiques dans les centres de données ne produisent des retours tangibles. Ces incertitudes ont déclenché des prises de bénéfices, en particulier sur les valeurs les plus exposées à l’IA. Au niveau sectoriel, les distributeurs liés à la consommation se sont bien comportés, tout comme l’automobile et le luxe.
De son côté, l’or a atteint des sommets historiques, progressant d’environ +1,3 % en novembre. Lescrypto-actifs ont été sévèrement sanctionnés : Bitcoin a plongé fin novembre, effaçant les gainsaccumulés depuis l’investiture de Donald Trump en janvier 2025.
En novembre 2025, le marché mondial des obligations convertibles a enregistré une baisse notable de-1,7 %, sa plus forte depuis décembre 2024. Cette contre-performance s’explique principalement par une aversion accrue au risque dans les segments crypto et IA, pénalisant des émetteurs comme MicroStrategy, Nebius et Alibaba. Sur le plan régional, les replis les plus marqués proviennent d’Asie(-4,4 %) et d’Europe (-3,2 %), tandis que le Japon et les États-Unis limitent le recul à -0,7 % chacun.
L’activité primaire est restée particulièrement dynamique en novembre, avec 15,8 Md$ d’émissions malgré la volatilité des marchés actions, portée quasi exclusivement par le marché américain qui a représenté 90 % de l’offre mensuelle. Depuis le début de l’année, le volume total atteint 154 Md$, dépassant déjà le record annuel de 2021.
La rotation sectorielle en cours a continué de se matérialiser dans le marché avec la surperformance de segments défensifs comme la santé (Pharming Group, UCB), la consommation non-cyclique (Barry Callebaut) et les services collectifs (Solaria Energia), trois secteurs actuellement sous-pondérés dans le fonds. Les valeurs dans les métaux (Pan African Resources, Fresnillo) ont partiellement compensé le positionnement encore cyclique du fonds, secondées par la bonne performance des financières (NatWest, Société Générale, Unicaja, Mediolanum). Les rebalancements effectués en novembre ont été diversifiés, augmentant principalement les positions dans les matériaux, l’énergie, la finance et la consommation discrétionnaire. On trouve dans les sortants surtout des valeurs de la santé. Digital Stars Europe est nettement surpondéré dans la finance, ainsi que dans les matériaux et l’industrie. Le fonds reste principalement sous-pondéré dans la santé et les biens de consommation de base. Le Royaume-Uni demeure la première exposition pays à 20.8%, devant l’Italie à 13.3% (première surpondération pays) et l’Allemagne à 13.0%. La France à 9.3% représente la première sous-pondération pays.
La rotation sectorielle en cours est toujours visible dans le marché avec la surperformance de segments défensifs comme la santé (Pharming Group), la consommation non-cyclique (Barry Callebaut) et les services collectifs (Solaria Energia), actuellement sous-pondérés dans le fonds. Quelques valeurs ont partiellement compensé le positionnement encore cyclique du fonds, notamment dans l’industrie (Hochtief, Bilfinger), la finance (UNIQA, Unicaja, Société Générale) ou la consommation discrétionnaire (Safilo). Les rebalancements effectués en novembre ont été diversifiés, augmentant principalement les positions dans la consommation discrétionnaire et la technologie. Parmi les sortants, on trouve essentiellement des valeurs des secteurs de la santé et de l’industrie. Digital Stars Continental Europe est surpondéré dans la finance, ainsi que dans l’immobilier. Le fonds est sous-pondéré dans la santé et les biens de consommation de base. L’Allemagne demeure le premier pays du fonds à 15.9%, devant la Suisse à 13.1%, l’Italie à 12.8% (pays le plus surpondéré) et la France à 10.9% (pays le plus sous-pondéré).
Sur le mois de novembre les petites et moyenne capitalisations de la zone euro ont surperformé le MSCI EMU NR de +0.2%, ce qui a été favorable au fonds. Il a également pu compter sur son bon positionnement sectoriel, avec sa surpondération du secteur financier et une sous-pondération de la technologie et de l’industrie. Les rebalancements effectués en novembre ont été diversifiés, renforçant notamment les positions dans les secteurs de la technologie, de l’industrie et des services aux collectivités. Parmi les sortants, on trouve essentiellement des valeurs des secteurs de la finance et de l’immobilier. Le secteur de la consommation discrétionnaire demeure la principale surpondération du fonds, juste devant l’immobilier et la finance. Le fonds reste sous-pondéré dans les secteurs des biens de consommation de base, de la santé, de l’énergie et de l’industrie. L’Italie demeure la première pondération du fonds à 23.8%, suivie de la France à 15.7% et de l’Allemagne à 12.8%. L'Italie est le pays le plus surpondéré, et l’Allemagne la seconde plus sous-pondéré après la France.
En novembre, la surexposition du secteur industriel a négativement impacté la performance, surtout sur les thématiques de la défense et de la construction, et en particulier en fin du mois, à la suite de l’annonce du plan de paix américain. Les rebalancements effectués en novembre ont été diversifiés, augmentant principalement les positions dans les secteurs de l’énergie, des matières premières et de la consommation discrétionnaire. Parmi les sortants, on trouve essentiellement des valeurs de l’industrie, en particulier la construction et la défense. Le portefeuille est principalement surpondéré dans la finance, la technologie, l’énergie et la consommation discrétionnaire, et sous-pondéré dans l’immobilier et la santé. Le Royaume-Uni (pays le plus sous-pondéré) reste la principale exposition du portefeuille à 19.8%, devant l’Allemagne à 12.0%, et la Suisse à 10.6%.
Le mois de novembre a été favorable aux plus petites capitalisations boursières. Le profil « toutes capitalisations » du fonds lui a permis de surperformer son indice de référence. De plus, le positionnement sectoriel du fonds lui a également été bénéfique, notamment grâce à la surpondération de la santé et de la finance. Enfin, quelques valeurs de la technologie ont particulièrement contribué à cette surperformance, comme Western Digital, Akamai Technologies, Analog Devices ou Qualys. Le rebalancement effectué en novembre a été assez marqué, avec l’intégration de titres des secteurs de la finance. Côté sortants on retrouve surtout des valeurs de la consommation discrétionnaire. Le fonds conserve une forte surpondération dans la finance, ainsi que dans l’industrie et la santé. Les secteurs les plus sous-pondérés restent les médias, la consommation discrétionnaire et les biens de consommation de base.