Lettre Semestriel (S1 2026)

Nos stratégies d’investissement
20 July 2026

Chers investisseurs,

IRIVEST Investment Managers est née en août 2025 du rapprochement de Chahine Capital et de DYNASTY Asset Management, avec une ambition claire : consolider nos moyens tout en préservant la singularité des expertises de gestion qui ont fait leur succès. Cette fusion s’est construite autour d’un principe simple : conserver les ADN, les équipes, les philosophies d’investissement et les processus de gestion afin d’assurer à nos clients la continuité attendue.

Dans ce cadre, notre offre demeure structurée autour de solutions d’investissement complémentaires et lisibles : la gestion obligataire convertible et crédit au sein de DYNASTY SICAV, et la gestion quantitative actions Momentum via notre SICAV Chahine Funds.

Cette dynamique se traduit également par une évolution de marque, destinée à mieux harmoniser et clarifier notre gamme de fonds actions : la SICAV « Digital Funds » est devenue « Chahine Funds », en janvier dernier ou ses compartiments ont été renommés (Chahine Funds – Equity Europe, Equity Continental Europe, Equity Europe Smaller Companies, Equity Eurozone et Equity US).

Il s’agit uniquement d’un changement de dénomination : les objectifs de gestion et caractéristiques des fonds demeurent inchangés.

Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les fonds actions sont exposés aux risques de marché, de volatilité, de change et, le cas échéant, aux risques liés aux petites et moyennes capitalisations. Les approches quantitatives, de momentum et d'intelligence artificielle peuvent ne pas produire les résultats escomptés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Gamme Chahine Funds Equity : Focus sur la SICAV Chahine Funds

Le premier semestre s'est déroulé en deux temps pour les marchés actions. Après un premier trimestre contrasté selon les segments de marché, marqué notamment par la forte surperformance des valeurs liées aux métaux et au secteur minier jusqu’à fin février, le deuxième trimestre a été très dynamique et orienté à la hausse. Cette accélération est toutefois intervenue dans un contexte de retournement de la dynamique macroéconomique, devenu moins favorable en Europe. Malgré cette évolution du contexte, les marchés actions ont poursuivi leur progression et clôturent le semestre sur des performances solides, avec un gain de +10.7 % pour le MSCI Europe NR et de +9.9 % pour le MSCI USA NR.

Dans ce contexte, nos stratégies d’actions européennes ont su profiter des tendances qui se sont matérialisées, et notre modèle a su capter les signaux de surchauffe et de retournement qui sont survenus pendant le semestre. Pour notre stratégie d’actions US, c’est sans surprise le thème ultra-dominant de l’IA qui a dirigé le marché.

Focus sur Chahine Funds Equity Europe

Chahine Funds Equity Europe réalise un excellent premier semestre 2026, avec une performance cumulée de +18,5 % à fin juin (part Acc, en EUR), contre +10,7 % pour le MSCI Europe NR. Cette surperformance reflète l’impact positif de la sélection de titres et de l’allocation qui en découle, ainsi que la capacité du modèle à adapter la construction du portefeuille aux évolutions du cycle économique et des conditions de marché.

Les performances passées nepréjugent pas des performances futures. Source : IRIVEST IM, FactSet,Données au 30/06/26. Part Acc en EUR. Net de frais.  

Les deux premiers mois de l’année prolongent les tendances favorables observées fin 2025. Sur la période, le fonds surperforme nettement son indice (+10,5 % contre +7,3 %), soutenu par son exposition aux valeurs industrielles, notamment dans la défense, la construction et les équipements électriques. La poursuite du rally des métaux et des minières contribue également positivement à la performance. Les sous-pondérations dans la consommation discrétionnaire et la santé apportent un soutien en relatif, tandis que les positionnements sur les financières s’avèrent moins porteurs.

Le mois de mars marque une rupture avec une forte correction des marchés dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le fonds recule de -8,1 %, légèrement plus que le MSCI Europe NR (-7,7 %), mais conserve une avance depuis le début de l’année (+1,6 % contre -0,9 % pour l’indice). Le mécanisme de lissage activé par le modèle permet de prendre quelques gains, de réduire le risque actif et d’amortir l’impact de la volatilité des marchés. Les secteurs de la finance et de l’industrie apportent une certaine résilience, tandis que la faible exposition aux grandes valeurs pétrolières pénalise le fonds dans un environnement favorable à l’énergie. La surpondération des métaux et des minières ne joue pas en faveur du fonds, malgré l’atténuation apportée par les ajustements de portefeuille.

Le rebond des marchés entre avril et juin permet au fonds de renforcer significativement son avance. En avril, la reprise des valeurs cycliques soutient fortement la performance (+9,0 % contre +5,2 % pour le MSCI Europe NR), notamment grâce aux secteurs de la technologie et de l’industrie ainsi qu’à l’exposition aux petites et moyennes capitalisations. Toutefois, les indicateurs de momentum économique signalent l’entrée dans une phase contracyclique, conduisant le modèle à réduire l’exposition aux segments les plus cycliques, et particulièrement celle sur les petites et moyennes valeurs. En mai, ces dernières continuent néanmoins de contribuer positivement, avec des performances remarquables dans l’industrie, la consommation discrétionnaire et la finance. En juin, la nouvelle construction de portefeuille démontre son efficacité en protégeant le fonds de la forte sous-performance des petites et moyennes capitalisations, permettant de préserver environ 3 % de performance relative rien que sur le mois.

Sur l’ensemble du semestre, la gestion confirme sa capacité à combiner sélection de titres, allocation sectorielle et ajustements tactiques. L’adaptation du portefeuille aux changements de régime de marché, notamment via le mécanisme de lissage et la bascule en régime contracyclique, a permis de générer une surperformance significative tout en maintenant une maîtrise du risque relatif.

Chahine Funds Equity Continental Europe

Le fonds progresse de +17.3% sur l’année (part Acc, EUR), devançant le MSCI Europe ex UK NR de +6.1%.

Les performances passées nepréjugent pas des performances futures. Source : IRIVEST IM, FactSet,Données au 30/06/26. Part Acc en EUR. Net de frais.  

Le fonds a surperformé son indice de référence sur la période grâce à la sélection de titres et à l’allocation sectorielle favorable qui en découle, portée principalement par les valeurs industrielles (équipement électrique, défense, construction) et, selon les phases de marché, la consommation discrétionnaire et la technologie. La gestion active du risque, avec le déclenchement d’un des mécanismes de lissage, puis avec le passage à un régime contracyclique, a permis d’atténuer l’impact des épisodes de forte volatilité de marché et de réduire progressivement l’exposition aux segments les plus cycliques, notamment celui des petites et moyennes capitalisations. Cette adaptation de la construction du portefeuille a contribué à préserver la performance tout en maintenant une avance significative sur l’indice.

Chahine Funds Equity Eurozone

Le fonds progresse de +20.6% sur l’année (part Acc, EUR), devançant le MSCI EMU NR de +8.1%.

Les performances passées nepréjugent pas des performances futures. Source : IRIVEST IM, FactSet,Données au 30/06/26. Part Acc en EUR. Net de frais.

Le fonds a réalisé une performance supérieure à celle de son indice sur la période, soutenue par une sélection de titres bien orientée, notamment dans les secteurs de la technologie et de l’industrie. Le positionnement « toutes capitalisations » a constitué un moteur de performance dans certains environnements de marché, tout en pouvant peser lors de rotations en faveur des grandes capitalisations. La transition vers un régime contracyclique a permis de réduire l’exposition aux petites et moyennes valeurs, limitant leur impact moins favorable en fin de période. Cette gestion active a permis de maintenir une avance significative sur l’indice de référence.

Chahine Funds Equity Europe Smaller Companies

Le fonds progresse de +15.1% sur l’année (part Acc, EUR), devançant le MSCI Europe Small Cap NR de +9.7%.

Les performances passées nepréjugent pas des performances futures. Source : IRIVEST IM, FactSet,Données au 30/06/26. Part Acc en EUR. Net de frais.  

Le fonds a nettement surperformé son indice grâce à la combinaison d’une bonne sélection de titres, et de l’allocation sectorielle favorable qui en découle. Les principaux moteurs de performance ont été les secteurs de la technologie, de l’industrie, des matériaux et, selon les phases de marché, de la finance. Le secteur de l’énergie du fonds a eu un bon timing, mais le choix des titres a été moins favorable en relatif. Le mécanisme de lissage ainsi que le passage en régime contracyclique ont limité l’impact des épisodes de forte volatilité du marché en réduisant le risque actif. Cette gestion disciplinée, associée à un positionnement adapté aux évolutions du marché, a permis au fonds de conserver une avance significative sur son indice de référence sur l’ensemble de la période.

Chahine Funds Equity US

Le fonds progresse de +56.1% sur l’année (part Acc USD), contre +9.9% pour le MSCI USA NR et +22.6% pour le MSCI USA Small Cap NR.

Les performances passées nepréjugent pas des performances futures. Source : IRIVEST IM, FactSet,Données au 30/06/26. Part Acc en USD. Net de frais.  

Le fonds a très largement surperformé son indice de référence sur la période, porté par une exposition favorable au thème de l’intelligence artificielle. Le positionnement sur toutes les capitalisations a également constitué un soutien important, notamment grâce aux petites et moyennes capitalisations. Malgré des performances dominées par le thème de l’IA dans le fonds, les secteurs de la finance et de l’industrie ont aussi apporté des contributions positives. En revanche, le secteur de l’énergie a été moins favorable à la stratégie. Cette bonne sélection de titres sur une thématique très porteuse explique l’avance significative du fonds sur son indice, ainsi que sur l’ensemble des segments de marché des actions américaines.

Gamme obligations convertibles : Dynasty SICAV – focus sur le Dynasty Global Convertibles

Les titres mentionnés le sont à titre illustratif et ne constituent pas une recommandation d’achat ou de vente.

 

Le premier semestre 2026 a confirmé l'élan exceptionnel de la classe d'actifs obligataires convertibles. L'univers mondial des convertibles, mesuré par l'indice Refinitiv Global Vanilla Convertible Bond Index (couvert EUR), a rapporté +16,66 % sur le semestre, faisant des convertibles la meilleure classe d'actifs mondiale, bien devant les actions mondiales (+9,47 % pour le MSCI World en EUR), le crédit mondial investment grade (+0,55 %) et le high yield mondial (+1,87 %). Ce résultat remarquable a été obtenu dans un contexte loin d'être linéaire : le semestre a combiné un début d'année solide, une correction géopolitique et liée à l'IA en mars, un rebond historique en avril et mai, et une consolidation en juin alors que la Réserve fédérale devenait plus belliciste.

Trois forces principales ont façonné le semestre : la domination continue du cycle d'investissement en intelligence artificielle, qui représente désormais environ un tiers de l'univers convertible et a généré une part exceptionnellement concentrée des rendements ; un marché primaire record qui renouvelle structurellement la classe d'actifs ; et un contexte macroéconomique oscillant entre une croissance résiliente, un regain d'inflation et des préoccupations géopolitiques.

Dans ce contexte, notre fonds Dynasty Global Convertibles a livré +6,22 %, conformément pleinement à son mandat défensif, capturant une part significative du potentiel de hausse du marché avec une sensibilité aux actions maintenue en dessous de 40 % et une volatilité plus faible par rapport à l'univers plus large.

Premier semestre : un rebond puissant mais étroit et volatil

L'année a commencé sur des bases solides. En janvier et février, les convertibles ont prolongé le rally 2025, surpassant les actions, le crédit d'entreprise et la dette souveraine, avec le Japon et l'Europe en tête régionale. Déjà à ce stade, les gains étaient étroitement portés par quelques noms liés au cycle d'investissement de l'IA.

Mars a apporté le premier vrai test de l'année. Le déclenchement de la guerre en Iran et les questions croissantes sur la viabilité de la thématique de l'IA ont déclenché une correction mondiale brutale. Les actions asiatiques et liées à l'IA, autrefois parmi les plus performantes du marché, absorbaient la majeure partie de la pression de réduction des risques. L'Asie, hors Japon et marchés émergents, a chuté à deux chiffres, l'Europe exposée à l'Iran a diminué, tandis que les États-Unis se sont révélés la région la plus résiliente, aidés par les acteurs de l'énergie bénéficiant de la hausse des prix du pétrole. Les obligations convertibles ont également souffert avec la baisse des valorisations et le financement des écarts de crédit et des taux.

Le rebond qui a suivi a été tout aussi spectaculaire. Avril a offert un rebond historique et Mai a prolongé les gains, les investisseurs récompensant des bénéfices solides du premier trimestre et la poursuite des investissements en capital d'IA tout en dépassant le conflit au Moyen-Orient, l'inflation croissante et la hausse des rendements obligataires.

Juin a clôturé ce premier semestre sur une note plus prudente. La réunion agressive du FOMC en juin a poussé les investisseurs à fixer des taux d'intérêt plus élevés et plus longtemps et à modérer leurs attentes liées à l'IA, ralentissant ainsi le rally d'ici la fin du mois.  La faiblesse des actions était la plus marquée parmi les fabricants de puces coréens et américains, bien que les détenteurs de convertibles aient été relativement épargnés, car d'importants rachats du premier semestre sur des émetteurs tels que SK Hynix et Seagate avaient effectivement verrouillé la majeure partie de leurs gains annuels sur les obligations convertibles. Sur l'ensemble du semestre, le Japon et l'Europe ont été les régions les mieux performantes, les États-Unis ont enregistré de solides gains, et l'Asie, hors Japon et marchés émergents, a clairement accusé du retard malgré un résultat absolu positif.

Une caractéristique structurelle du semestre mérite d'être mise en avant : la concentration. À l'échelle mondiale, seuls quelques noms ont représenté environ la moitié des gains accumulés depuis le début de l'année. La concentration est thématique, centrée sur le métier de l'IA, et rend l'environnement sujet à des fluctuations plus importantes dans les deux sens. Nous pensons que ce contexte récompense la discipline, la sélectivité et la convexité.

Marché primaire : battre des records

Le marché primaire était l'histoire structurelle du semestre. Les émissions mondiales ont atteint environ 138 milliards de dollars rien que dans le premier semestre, dont environ 90 milliards provenaient des États-Unis. Le rythme est soutenu, 2026 devrait dépasser les 200 milliards de dollars pour l'année complète.

Le semestre a été marqué par plusieurs transactions majeures. En février, Oracle a émis un convertible obligataire de 5 milliards de dollars, et le plus grand convertible jamais émise par une entreprise japonaise, de Nippon Steel. Mars a apporté une offre de 4 milliards de dollars de Nebius, acteur de l'infrastructure IA. Le mois de mai a enregistré les plus grands volumes mensuels aux États-Unis depuis début 2021, avec une reprise notable de l'émission de services de santé et de biotechnologie. Pour conclure le semestre sur une note positive, juin a battu tous les records avec 45 milliards de dollars cotés à l'échelle mondiale en un seul mois, avec l'obligation convertible obligatoire d'Alphabet de 19,3 milliards de dollars, la plus grande transaction de convertibles jamais enregistrée et un signal que les hyperscalers ont adopté cette classe d'actifs pour financer leurs ambitions en IA.

Au-delà des volumes, l'environnement du marché est resté favorable à la nouvelle émission tout au long du semestre. La combinaison d'un marché actions favorable, d'écarts de crédit serrés et d'une volatilité des actions bien soutenue a permis aux entreprises de lever des capitaux à des conditions attractives. Cet environnement a encouragé les emprunteurs à revenir sur le marché de manière opportuniste, à refinancer la dette existante, à prolonger les échéances et à réduire les frais d'intérêts, tandis que l'appétit des investisseurs pour de nouveaux titres restait fort.

Marché principal : 138 milliards de dollars au premier semestre 2026

Source : BoFa Global Research, données au 30/06/2026

Dynasty Global Convertibles : discipline défensive dans un marché concentré

Dans ce marché puissant mais étroit et volatil, le fonds Dynasty Global Convertibles B a délivré une performance nette de +6,22 % sur le semestre, un résultat pleinement cohérent avec sa stratégie défensive. Le fonds a traversé le semestre avec une sensibilité aux actions dans la limite supérieure de sa fourchette cible de 20 à 40 %, un profil moyen de qualité d'investissement (BBB), environ 55 positions, un écart de crédit moyen de 140 points de base, et une allocation significative aux convertibles à court terme et aux obligations d'entreprise, offrant une protection carry et plancher obligataire. Ce positionnement a permis d'offrir ce qu'il est censé produire : une participation substantielle à un marché actions solide, captant environ les deux tiers de la performance du MSCI World, avec une baisse maximale contenue lors de la correction de mars.

Thématiquement, les moteurs de performance du fonds reflétaient étroitement ses convictions stratégiques. Les principaux contributeurs étaient dominés par le complexe matériel et infrastructures d'IA : Western Digital, SK Hynix, Lumentum et MKS Instruments. Ce thème a été de loin le principal facteur positif des performances du semestre, complété par des logiciels d'IA et la cybersécurité via Cloudflare, Snowflake et Palo Alto Networks. Le thème Transition énergétique et électrification a également contribué de manière significative via Bloom Energy et Schneider Electric, tandis qu'AST SpaceMobile a ajouté des performances issues du thème de la connectivité spatiale. La géographie de ces lauréats, principalement des noms américains, s'est révélée aussi décisive que le thème lui-même.

Du côté négatif, les détracteurs se sont concentrés dans deux domaines. Premièrement, l'exposition asiatique et en particulier chinoise : Alibaba, Ping An Insurance, Zijin Mining et Xiaomi ont souffert de la réduction des risques en mars de l'Asie et de la sous-performance de la région au cours du semestre. Deuxièmement, le thème de la Défense qui s'est consolidé après son exceptionnelle année 2025, avec Rheinmetall et AeroVironment redonnant une partie de leurs gains ; nous voyons cela comme une pause saine dans une histoire de réarmement structurel plutôt que comme un changement de ce thème structurel.

La leçon du semestre est claire : en 2026, jusqu'à présent, l'allocation régionale, États-Unis plus que l'Asie, comptait autant que la sélection thématique, et au sein des thèmes, le matériel d'IA a pris le dessus sur tout le reste.

Nos perspectives pour le deuxième semestre sont constructives mais de la discipline sera requise.

Le contexte macroéconomique justifie plus de prudence que nos perspectives initiales pour l'année. Le virage belliciste de la Réserve fédérale en juin et la perspective d'une hausse des taux plus durable annulent l'un des soutiens que nous avions identifiés pour 2026, tandis que l'inflation persistante, le conflit au Moyen-Orient et les valorisations élevées dans certains secteurs du marché constituent les principaux risques à surveiller. Dans ce contexte, les aspects techniques de la classe d'actifs restent puissants : un niveau d’émission record désormais attendu à plus de 200 milliards de dollars, la demande pour cette classe d'actifs augmente, et la volatilité élevée des actions renforce la valeur de l'optionalité intégrée dans la classe d'actifs.

Nous restons constructifs pour le deuxième semestre 2026, bien que la possibilité de gains démesurés ait diminué après la récente période. Les convertibles restent, à notre avis, la manière la plus convaincante de rester investis sur toute la chaîne d'approvisionnement de l'IA précisément en raison de leur profil asymétrique : grâce à l'option actions embarquées, elles enregistrent un potentiel de hausse supplémentaire si le cycle de l'IA continue de se développer, tandis que leur composante obligataire atténuerait l'impact d'une correction.

Notre positionnement pour le deuxième semestre reste fidèle à notre approche défensive fondée sur la conviction : sensibilité aux actions gérée dans la fourchette de 20 à 40 %, biais de qualité de crédit, et exposition sélective à nos thèmes stratégiques — Intelligence artificielle, transition énergétique et électrification, modernisation de la défense et Matériaux.

Conclusion

Le premier semestre de 2026 a offert un résultat remarquable pour les obligations convertibles mondiales, qui ont surpassé toutes les grandes classes d'actifs grâce au cycle d'investissement en IA et à un marché primaire record. Elle nous a également rappelé, à travers la correction de mars et la réaction de juin, que ce rally est concentré et exposé à des chocs géopolitiques et monétaires.

Le fonds Dynasty Global Convertibles a fait exactement ce pour quoi il est conçu : participer de manière significative au potentiel de hausse tout en pouvant contribuer à atténuer certaines baisses, sans garantie. Pour le second semestre, nous pensons que les convertibles restent la manière la mieux adaptée pour être investis dans les thèmes dominants de ce cycle, et nous continuerons à privilégier la discipline, la qualité de crédit et la sélectivité.

Perspectives macroéconomiques

S1 2026 : un cru exceptionnel

Le premier semestre 2026 aura été exceptionnel à plus d'un titre. Exceptionnel, d'abord, par l'intensité du « newsflow » géopolitique, avec une succession d'épisodes de tension au Moyen-Orient, au Venezuela, sans oublier les menaces brandies par Donald Trump vis-à-vis du Groenland ou de Cuba et le conflit en Ukraine. Exceptionnel, ensuite, par la capacité des marchés à absorber ces chocs sans rupture durable, en dépit d'un environnement politique, énergétique et monétaire particulièrement heurté. Exceptionnel, enfin, par la dispersion des performances observée à tous les niveaux : entre régions, entre secteurs, entre styles, mais aussi entre segments de capitalisation.

Source Factset/IRIVEST IM au 30/06/2026

Malgré ce contexte tourmenté, les investisseurs conserveront sans doute un bon souvenir de cette séquence. Le MSCI Europe NR a progressé de +10,7% sur les six premiers mois de l'année, tandis que le MSCI USA NR gagnait +9,9% en USD. De part et d'autre de l'Atlantique, le secteur technologique s'est imposé en tête du classement sectoriel, avec des performances proches de +30% en Europe comme aux Etats-Unis, porté par la vigueur persistante de la thématique IA.

Un contexte macroéconomique qui se dégrade en Europe.

La séquence iranienne a bien entendu occupé une place centrale, tant par ses conséquences immédiates sur les prix de l'énergie que par ses répercussions sur les anticipations d'inflation, les taux longs et, in fine, les primes de risque. Que les marchés aient globalement résisté à un tel enchaînement ne doit toutefois pas conduire à sous-estimer la fragilité de certains équilibres sous-jacents.

En Europe, cette fragilité s'est progressivement affirmée au cours du deuxième trimestre. Notre indicateur propriétaire de Momentum économique a d'ailleurs basculé vers un régime contracyclique fin avril, mettant un terme à la plus longue phase procyclique observée depuis la création de l’indicateur en 2003.

Cette inflexion s'est produite au moment même où la BCE a choisi de relever ses taux directeurs pour la première fois depuis près de trois ans. Un timing qui ne manque pas d'interpeller.

Une telle bascule n'implique pas nécessairement un retournement brutal des marchés, mais elle suggère que le régime de performance pourrait devenir moins directionnel, comme l'illustre l’étude historique ci-dessous. Et ce, malgré la détente récente du pétrole et le reflux des anticipations d'inflation consécutif au protocole d'accord USA-Iran, dont la solidité reste, à ce stade, toute relative.

Vers un Momentum plus diversifié et moins cyclique ?

Dans ce contexte, certains segments défensifs du marché européen, restés à la traîne depuis 2020, pourraient désormais bénéficier d'un mouvement de rattrapage. A l'inverse, les petites et moyennes capitalisations européennes semblent relativement plus vulnérables, compte tenu de leur biais structurellement procyclique, mis en évidence par l'analyse historique des sensibilités cycliques présentée plus haut.

Les premiers signes de cette rotation sont apparus en juin, en toute fin de semestre : les petites valeurs ont accusé une nette sous-performance (MSCI Europe Small NR -3,0% contre MSCI Europe NR +3,0%), tandis que le style défensif Visibilité a surperformé les autres styles, une configuration inédite depuis près de 2 ans.

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À PROPOS DE IRIVEST INVESTMENT MANAGERS : www.irivest.com

IRIVEST Investment Managers est une société de gestion indépendante luxembourgeoise. Depuis 1998, elle est pionnière de la gestion quantitative Momentum appliquée à des stratégies actions européennes et américaines, au travers de la SICAV « Chahine Funds ». L’équipe de gestion Equity développe des modèles algorithmiques afin d’identifier les valeurs qui surperformeront le marché. Son expertise en gestion obligataire convertibles et crédit avec « DYNASTY SICAV » se caractérise par une gestion non-benchmarkée fondée sur des convictions fortes et un processus de sélection bottom-up. IRIVEST Investment Managers est membre du groupe IRIS Finance International et est basée au Luxembourg et à Paris.

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Il revient au lecteur d’évaluer et d’assumer tous les risques associés à l’utilisation des informations contenues dans ce document, dont le risque de confiance dans l’exactitude, l’exhaustivité, la sécurité ou l’utilité de cette information. Le contenu de ce document est publié uniquement à titre informatif et ne doit pas être interprété comme un conseil - financier ou autre - comme une offre de vente ou une sollicitation d’offre d’achat de titres dans toute juridiction où une telle offre ou sollicitation serait illicite. Veuillez-vous référer aux prospectus et aux documents d’informations clés avant de prendre toute décision finale d’investissement. Toute information exprimée dans le présent document à sa date de publication est susceptible d’être modifiée sans préavis. Les opinions exprimées reflètent l’analyse d’IRIVEST IM à la date de publication et peuvent évoluer sans préavis. IRIVEST Investment Managers et/ou un ou plusieurs de ses employés ou rédacteurs peuvent détenir une position dans l’un des titres mentionnés dans ce document.

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